Développer des projets collectifs nécessite de partager des visions, des projections dans l’avenir. Si entre techniciens et élus, il peut être compliqué d’arriver à une vision partagée de l’avenir d’un projet collectif, il est encore plus complexe d’y associer tous les protagonistes, les futurs usagers, d’en décrire l’évolution dans le temps, etc.
Pour en savoir plus, voir l’expérimentation PER GOUT DE NOTRE TERRE contribution liée au PER GOUT DE NOTRE TERRE --> se doter d’outils de projection et de scénarisation communicants et accessibles à tous les acteurs de terrain : compléter la programmation habituelle par des outils visuels, faciles d’accès, vivants et proches du terrain.
Suite notamment PER GOUT DE NOTRE TERRE N°1, le Champsaur & Valgaudemar a à sa disposition les résultats d’études réalisées sur ses forces et faiblesses, sur les opportunités en matière de tourisme, d’activité agro-alimentaire, etc. --> rendre communicables et accessibles aux acteurs de terrain les études à disposition, impliquer les acteurs dans la conception d’outils de développement de leurs activités, déployer un mode de communication et de représentation facile d’accès, vivant et proche du terrain.
Télécharger la contribution d’Adèle Seyrig, designer pour la 27ème Région (adele.seyrig@gmail.com),
Développer des projets collectifs nécessite de partager des visions, des projections dans l’avenir.
Si entre techniciens et élus, il peut être compliqué d’arriver à une vision partagée de l’avenir d’un projet collectif, il est encore plus complexe d’y associer tous les protagonistes, les futurs usagers, d’en décrire l’évolution dans le temps, etc.
Prenons l’exemple d’un projet qui pourrait être un projet PER GOUT DE NOTRE TERRE N°2, celui du développement de la Maison de Pays du Champsaur & Valgaudemar, outil de découverte et de commercialisation des produits et services du territoire. Comment impliquer l’ensemble des acteurs dans la programmation d’un tel lieu ?
Pour appuyer, relayer et synthétiser des temps d’échanges, des temps d’étude, des décisions, il peut être fait appel à un certain nombre d’outils et de méthodes de projection, de représentation, de médiation.
Par exemple, formaliser des scénarios décrivant à l’aide de textes, de schémas et de photos-montages. Ces modes de représentation simples, accessibles et compréhensibles par tous rendent plus aisée la représentation partagée du projet et doivent permettre de faciliter les processus de programmation, d’appropriation, de décision, etc.
Cela passe par la mise en forme de textes et schémas imagés plus ou moins réalistes. Avant d’aboutir à cette étape de représentation, une telle méthode demande la mise en place de groupes de travail, d’ateliers de réflexion animés dans l’optique d’une construction partagée du projet, la mise en forme graphique n’étant que le résultat visible du processus de développement du projet, de mise en synergie des acteurs ?
L’état d’esprit d’une telle approche, dans le cas de développement de projets collectifs :
A partir et au-delà des résultats de ces études, la conception d’outils, de guides pourrait être envisagée, à destination des acteurs économiques projetant de développer une activité locale.
Prenons l’exemple des profils de clientèles. Afin d’améliorer la qualité des produits et services existants et d’en accompagner le développement de nouveaux, comment pourrait-on envisager de transformer des profils statistiques peu communiquants en outils performants ?
Par une série d’entretiens ciblés et de reportages photographiques, une série de « cartes-clientèle » pourrait être réalisée. Les cartes décriraient un groupe de consommateurs / d’usagers, en utilisant un mode narratif, descriptif. Chaque carte serait un portrait « incarné » plutôt qu’une description chiffrée. Elle donnerait les repères essentiels en termes d’attentes, de budget, de temps de séjour de chaque profil décrit.
La récolte de données pour ces cartes serait faite conjointement par un groupe d’acteurs économiques diversifié, un acteur public et un prestataire externe. Ces cartes seraient accessibles à tout porteur de projet et pourraient devenir support à des formations au développement d’activités touristiques, etc. Elles seraient conçues pour être évolutives, pour générer des échanges et partages d’expériences.
L’état d’esprit d’une telle approche, dans le cas de développement de projets collectifs :
Dans le même état d’esprit que les deux propositions précédentes, un travail de collecte des visions du territoire, de son identité, de ses patrimoines, de ses savoir-faire, de ses spécificités en termes de paysage, de faune, de flore, etc. pourrait être engagé.
Si l’on construit ensemble un portrait multi-facettes de notre territoire, une mosaïque à quoi cela ressemblerait-il ?
En y impliquant un grand nombre d’acteurs, habitants, acteurs culturels, touristes, résidents secondaires, agriculteurs, commerçants, chefs d’entreprises, artisans, acteurs publics et associatifs, etc, sans rechercher l’exhaustivité ou la rigueur scientifique, ce travail de collecte pourrait permettre d’aboutir à la construction d’une vision partagée du territoire faite d’images et de mots, de paysages, de couleurs, de matières, de scènes de vie, d’activités contemporaines, etc. Il devrait permettre de mettre en avant à la fois des lieux communs propres à un territoire de montagne mais aussi et surtout les spécificités du Champsaur & Valgaudemar.
Un événement / exposition qui aurait lieu par exemple dans le cadre des Rencontres Paysannes pourrait permettre d’amplifier un tel processus de reconnaissance et de construction d’une vision partagée du territoire.
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Source, centre national de ressources du tourisme et du patrimoine rural
Enita - BP35 - 63370 Lempdes Tél. 04 73 98 13 16 - Mail : contact@source.asso.fr |




